mardi 7 janvier 2014

Carte Blanche à Black Box...

"BLACK BOX : Black Box c’est une sorte de refuge merveilleux, perdu au milieu de nulle part, entre Rennes, Nantes et Angers. Il a été monté par Iain Burgess aidé par Steve Albini, le producteur de Nirvana qui a aidé a ramener du matériel de Chicago, notamment une console très rare de 1969, Flickinger, un inventeur génial des années soixante qui a révolutionné le monde du son, toutes ses consoles sont des modèles uniques. Elle est arrivée par bateau et maintenant elle trône dans sa magnificence sixties, tel le tableau de bord de l’Enterprise.
Peter Deimel et David Odlum ont pris les commandes après le décès récent de Iain. Ils sont grands experts en science analogique. Peter est un ingénieur allemand de génie, il entretient à la perfection son Sony demi pouce de 1979 ainsi que les magnétos 16 et 24 pistes, 1977 et 1982. Il y a une collection étonnante d’amplis guitares, des années quarante à soixante-dix. Pour moi le futur c’est le mélange analogique-digital, un son chaud, naturellement compressé, avec beaucoup de dynamique mais aussi très précis. Je crois qu’on a besoin de remettre de l’air et de l’espace dans la musique, nous ne sommes pas seulement des robots sous amphétamines, le son est aussi un massage."

L'éloge est signé Arthur H, qui y a enregistré son dernier album. Il résume bien ce pourquoi les artistes choisissent de se poser au studio d'enregistrement Black Box: "un endroit calme et authentique", "une sélection éclectique de matériel d'enregistrement vintage", et bien d'autres curiosités techniques.



Méconnu dans le segréen, Black Box a été créé par Iain Burgess (décédé en 2010) et Peter Deimel en 1993. Il a pu accueillir, au cours des 20 dernières années, des artistes de renommée internationale, ou de jeunes (et moins jeunes) talents locaux. L'inventaire étant trop long pour l' exposer ici, nous vous invitons à aller faire un tour sur leur site où vous pourrez découvrir la liste des "clients" passés.

Le site permet également de se balader dans le studio pour découvrir salles de prises, la cabine où trône la fameuse Flickinger évoquée plus haut ou la maison des musiciens.

Aujourd'hui le studio est géré par Peter Deimel et David Odlum (tous deux techniciens), accompagnés par Sylvie Pichard.

Les Mistons sont donc ravis de laisser carte blanche à Black Box pour ce nouveau rendez-vous au Maingué ! Toutes les infos sur la soirée sont disponibles en suivant ce lien.


Pour aller plus loin...


> PLAYLIST BLACK BOX

A découvrir ci dessous, des morceaux qui ont pour point commun d'avoir été tous enregistrés (ou mixés) à Black Box. Des artistes connus, des découvertes, du rock, du rap, de l'électro, de la chanson, il y en a pour tous les goûts parmi ces 34 morceaux. Bonne écoute !


Les artistes de la playlist: 
The Kills, Soul Choc, Mesparrow, Diabologum, Sloy, Shellac, Portobello Bones, Chokebore, Les Thugs, Prohibition, Sexypop, The Ex, Billy Ze Kick, dEUS, Deportivo, Hushpuppies, We Insist!, Zenzile, The Last Shadow Puppets, Daria, Montgomery, Tinariwen, The Dodoz, Corleone,  Anna Calvi, Garciaphone, Von Pariahs, Arthur H, Bachar Mar-Khalifé, Aufgang, The Black Box Mountain, Trunks, Papier Tigre, Klaxons


> LA SELECTION CINEMA DE PETER DEIMEL 
(résumés : allociné)



Out of the blue (Dennis Hopper / 1980)

Garçon manqué, passionnée par les camions et la CB, Cindy vit seule avec sa mère toxicomane, après que son père alcoolique ait été emprisonné pour cinq ans après une collision avec un car de ramassage scolaire. Quand son père est libéré, la familel tente de reprndre une vie normale, mais les problèmes refont rapidement surface...


Dead Man  (Jim Jarmusch / 1995)
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Bill Blake, jeune comptable en route pour le confins de l'Ouest américain, entreprend un voyage initiatique où il devient malgré lui un hors-la-loi traqué. Blessé, il est recueilli par Nobody, un Amérindien lettré rejeté des siens, qui l'identifie d'emblée à son homonyme défunt, le poète anglais William Blake, et décide de sauver son âme.

 Dig ! (Ondi Timoner / 2004)


L'histoire exemplaire de deux groupes de la scène indépendante américaine vue de l'intérieur : les Brian Jonestown Massacre de San Francisco et les Dandy Warhols de Portland. Unis au départ par un même esprit de révolte et de création, par une admiration réciproque, chacun va gérer à sa façon le tiraillement entre ses aspirations artistiques et sa soif de notoriété. 

Control (Anton Corbijn / 2007)

 La vie de Ian Curtis, leader du groupe mythique de rock anglais Joy Division. Tiraillé entre sa vie de famille, sa gloire naissante et son amour pour une autre femme, Ian Curtis s'est suicidé le 18 mai 1980, à la veille de la première tournée américaine du groupe qui s'annonçait triomphale. Ian Curtis a changé le rock, sans le vouloir, sans le savoir.


 Velvet Goldmine (Todd Haynes / 1998)


 A travers l'enquête d'Arthur, un journaliste anglais expatrié à New York, sur une star du Glam Rock, Brian Slade, évocation des années soixante-dix en Angleterre. Arthur explore l'ascension et la chute de Brian Slade qui fut son idole quand il était adolescent à Manchester, son mariage avec Mandy et sa liaison avec Curt Wild, une star de la scène rock américaine. Cette enquête sera pour Arthur l'occasion de se pencher sur son passé, et de comprendre à quel point Brian Slade et Curt Wild ont bouleversé sa vie.


One plus one (Jean-Luc Godard / 2006)


Jean-Luc Godard filme des scènes de contestations politiques avec des membres des Black Panthers, montées en parallèle avec des séances d'enregistrement des Rolling Stones. Il suit en particulier la création de la chanson Sympathy for the devil, en alternance avec des scènes de révolution à l'extérieur du studio. En dépassant les limites du genre par un montage original, Godard restitue les réalités de la composition de la musique rock et permet ainsi d'approcher la musique au travail, en pleine création. La veine militante est aussi un des fils conducteurs de ce film-puzzle, montrant les liens entre création artistique et utopie sociale. 

High Fidelity (Stephen Frears / 2000)

Rob Gordon tient à Chicago une boutique de disques frequentée par des amateurs de vinyles, d'albums rares et ésotériques des années soixante et soixante-dix. Sa vie entière est placée sous le signe de la pop. C'est en elle qu'il puise le courage d'affronter le quotidien, c'est elle qui l'accompagne depuis toujours dans ses tribulations sentimentales et donne un sens à son existence. Après avoir enduré moult ruptures, Rob est une fois de plus plaqué. Il s'efforce de comprendre les raisons de ce nouvel echec. Il decide de relancer ses ex pour trouver la clé de l'énigme. 

dimanche 5 janvier 2014

10/01/2014 - Inside Llewyn Davis - Carte Blanche au studio Black Box


VENDREDI 10 JANVIER 2014 au Maingué à Segré

 

Le ciné-club Les Mistons présente :


CARTE BLANCHE AU STUDIO BLACK BOX

Basé à Noyant-la-Gravoyère, ce studio d'enregistrement accueille depuis 20 ans des groupes de musique de renommée nationale (Arthur H, Hushpuppies, etc), internationale (Klaxons, Last Shadow Puppets, Anna Calvi, The Kills, etc) mais aussi les fleurons de la scène locale (Zenzile, La Ruda, Lo'Jo, Von Pariahs, Les Thugs, ...). 

Pour cette séance "CARTE BLANCHE ", les Mistons invitent Black Box qui choisit le dernier film des frères Coen, INSIDE LLEWYN DAVIS (une rencontre est prévue avec l'équipe du studio avant le film)



INSIDE LLEWYN DAVIS (réalisé par les frères Coen - 2013)
Avec / Oscar Isaac, Carey Mulligan
Genre / Drame
Durée / 1H45 min 

Infos pratiques // rendez-vous / 20h ; tarif / 5,5€ ; contact / 02.41.92.27.43 - cclesmistons@gmail.com


Synopsis // 
Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk dans l'univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu'il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n'importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu'à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d'où il vient. (allociné)
Critique //  Que dire des frères Coen qui n’ait pas encore été dit ? Fers de lance d’un cinéma américain indépendant qui résiste, les frangins filment comme ils respirent ; le rythme est soutenu et très rares sont les ratés du duo. N’attendez pas de leur dernier effort une quelconque déception, la fournée 2013 s’affirme comme l’un des must de leur filmographie. En auscultant à la loupe un homme qui frôle la réussite, c’est le portrait d’une Amérique des perdants qui nous est proposés. Toujours juste, le film trouve son rythme immédiatement : celui de la folk. Mis en valeur par la superbe photo de Bruno Delbonnel, les frères Coen peignent des tableaux d’un New York oublié, poussiéreux, pas encore touché par la frénésie qui caractérise la ville aujourd’hui. Visuellement confortable, le film n’en reste pas moins celui d’un homme qui ne trouve jamais sa place, constamment ballotté d’un appartement à un autre. Oscar Isaac joue à merveille le loser né, un personnage qui passe à chaque minute à côté de la réussite qui semble le fuir, traînant sa malchance et son blues comme une croix. À l’inverse, les frères Coen réussissent tout dans cet opus, et réussir un film sur les perdants, voilà un tour de force que peu de réalisateurs peuvent accrocher à leur filmographie. (rockyrama)


Bande-annonce //



Après le film, la soirée se prolongera aux Boissons Rouges (un verre offert sur présentation du ticket d'entrée).


*(soirée sous réserve)